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Hyperledger
blockchain, cryptoactif
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R3
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Frédéric Dalibard
Global Head of Blockchain Natixis depuis septembre 2020
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Catherine Gu
Head of CBDC Visa depuis août 2020
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Hubert de Vauplane
Partner depuis janvier 2011
Le contexte
Une enquête de la Banque des règlements internationaux réalisée en 2021 a révélé que 86 % des banques centrales étudiaient activement les opportunités ouvertes par la monnaie numérique de banque centrale (MNBC), contre 64 % quatre ans plus tôt. 60 % des instituts d’émission expérimentaient la technologie et 14 % déployaient des projets pilotes.
Pourquoi un tel intérêt ?
La monnaie de banque centrale constitue un rouage essentiel du système financier. Comme le rappelle le ministère de l’Économie et des Finances, elle sert au “bon fonctionnement du marché interbancaire, notamment en fournissant aux banques les liquidités dont elles ont besoin pour effectuer leurs paiements sur ce marché”.
Les banques centrales gèrent les systèmes de paiement sur lesquels transite la monnaie de banque centrale. Si TARGET2 a fait ses preuves depuis 2007 au sein de l’Eurosystème, l’apport des technologies de registre distribué (DLT) pourrait être déterminant en termes de fluidité, de rapidité et de sécurité pour des échanges d’actifs tokénisés (cryptoactifs). C’est pourquoi les banques centrales travaillent sur le concept de MNBC “de gros”.
Mais il existe une autre facette de la MNBC, celle dite “de détail”. Il s’agirait d’un nouveau moyen de paiement public dématérialisé pour un usage courant par les ménages et les entreprises.
On qualifie généralement la MNBC de stablecoin public, le stablecoin étant “un moyen de paiement dématérialisé, le plus souvent créé conformément à la cryptographie asymétrique, pour lequel l’émetteur (en l’occurrence un État) octroie ou non un droit au remboursement total ou partiel et auquel ce même émetteur attache un ou plusieurs actif(s), financier(s) ou non (en l’occurrence la monnaie du pays), de manière à lui garantir une valeur intrinsèque stable au cours du temps”.