Vous vous êtes exprimé récemment sur la protection des données de santé. Les évolutions prévues de cette norme HDS sont-elles de nature à vous rassurer ?
La Délégation au numérique en santé a en effet notifié le 5 décembre dernier à la Commission européenne un projet d’arrêté qui modifie les référentiels d’accréditation et de certification HDS. Le référentiel HDS, tel que proposé à date, ne va pas jusqu’à imposer une qualification SecNumCloud. Il ajoute l’obligation d’avoir les données localisées en Europe, et n’impose rien à date concernant l’immunité aux lois extraterritoriales. Il ne durcit pas non plus le référentiel en vue de le mettre au niveau SecNumCloud. Pour moi, c’est insuffisant. Les données de santé font partie des données les plus sensibles les patients sont particulièrement attentifs à la protection de leur données de santé. Il est surprenant de ne pas faire profiter ces données de santé du plus haut niveau de protection existant (SecNumCloud). Je peux comprendre que ce changement de règle ne peut pas se faire brutalement mais il faut donner une trajectoire pour pouvoir viser ce niveau de protection en informant les acteurs suffisamment à l’avance. Là, nous allons perdre du temps sur le chemin de l’adoption du SecNumcCoud.
NumSpot propose des services qualifiés SecNumCloud sur la partie infrastructure (IaaS) pas encore sur les service managés (PaaS) Ce processus de qualification est-il compliqué ?
Tout d’abord nous avons la chance de pouvoir bénéficier des services d’Outscale qui est qualifié Secnumcloud (version 3.2) rappelons qu’à date, il n’existe aucun fournisseur de cloud proposant des offres managées (PaaS) qualifiées SecNumCloud. L’objectif de NumSpot est de bâtir au-dessus de l’offre d’Outscale, cloud de Dassault Systèmes, ces offres managées.. Nous prévoyons d’engager le processus de qualification au cours du premier trimestre..