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Agence de l’innovation en santé (AIS)
Innovation, Intelligence artificielle, Stratégie
La Stratégie d’accélération “biothérapies et bioproduction de thérapies innovantes” (SABB) que vous pilotez est dotée d’un budget de 800 M€. Quelles sommes ont déjà été engagées ?
Environ 580 M€ ont déjà été engagés, qui ont permis de soutenir plus de 130 projets et de mobiliser plus de 500 partenaires. Nous observons désormais une proportion croissante de projets en phases cliniques II et III, ce qui traduit une montée en maturité réelle de la filière.
Le gouvernement a pris la décision, dans le budget 2026, d’amputer le plan d’investissement France 2030 d’1,1 milliard d’euros. Votre stratégie va-t-elle être impactée ?
Nous menons actuellement un travail d’analyse pour identifier les priorités à maintenir ou à renforcer. Il est trop tôt pour évaluer précisément l’impact sur notre stratégie. À ce stade, il n’y en a pas. Le contexte de financement (en particulier des financements dit dilutifs) constitue en revanche un enjeu central. Dans un environnement géopolitique incertain, nous constatons une prudence accrue des investisseurs vis-à-vis des biotech. Les capitaux se concentrent davantage sur les phases cliniques avancées, notamment la phase III. Cette évolution fragilise l’ensemble de la chaîne de valeur, y compris les CDMO, dont l’activité dépend directement du dynamisme des pipelines. Face à cette situation, nous continuons à soutenir les biotech et à renforcer la filière des biothérapies. Nous travaillons aussi beaucoup avec les investisseurs pour les faire revenir dans le champ de la santé.
Quels sont aujourd’hui les défis prioritaires de la SABB ?
Depuis le lancement de la Stratégie, une dynamique collective forte s’est installée, notamment en Occitanie, dans le Grand Est, en Nouvelle-Aquitaine et en Île-de-France. Aujourd’hui, néanmoins, le contexte de financement est difficile et nous dessert.