Quelles sont les particularités de votre CHRU ?
Je suis directeur général du CHRU de Nancy depuis près de trois ans. Le CHRU de Nancy a une culture d’entreprise très forte, dotée d’une vraie cohésion des équipes. L’établissement a connu une remontée financière impressionnante, marquée par une centaine de réorganisations en interne, dont la suppression de centaines de postes et la fermeture de centaines de lits. Le CHRU de Nancy est caractérisé par un esprit d’ouverture et de résilience. Nous regardons avec curiosité ce qui se fait ailleurs, pour adapter les projets à notre organisation et nos ressources. En termes d’innovations managériales, par exemple, nous pouvons citer le modèle du CHU de Chambéry, très avancé en la matière. Nous percevons les risques comme des opportunités avant tout, et non comme des menaces.
En matière d’innovation, comment s’illustre cette capacité de résilience dont vous parlez ?
Avant d’opérer des réorganisations en interne, le CHRU de Nancy était dans la queue du peloton en matière de PDMS (système de gestion des données des patients, ndlr). Désormais, nous nous plaçons dans le top trois aux côtés des CHU de Toulouse et de Montpellier.
Mon prédécesseur a mis en place un outil très efficace de gestion de parcours patient. Cela ne consiste pas seulement à installer un logiciel qui centralise les données sur les lits occupés, mais à gérer aussi toute l’organisation des parcours programmés ainsi que le placement des patients. Cela nous a permis de considérablement améliorer l’efficacité des parcours. Cet enjeu est d’autant plus important que nous sommes parmi les seules urgences du centre Meurthe et Moselle depuis la fermeture du service d’urgence de l’Hôpital Privé Nancy Lorraine (groupe Elsan) en 2023. Nous parvenons à faire face à chaque situation sur le placement des lits et sur l’anticipation des flux, même en cas de forts pics d’activité.