Si la France reste un des pays avec une durée moyenne d’hospitalisation parmi les plus élevées de l’OCDE (10,1 jours contre 7,8 jours en moyenne dans l’OCDE en 2015), elle semble néanmoins avoir pris le chemin de la chirurgie ambulatoire. Le rapport de l’OCDE témoigne ainsi d’une “forte croissance de la chirurgie ambulatoire sur certains soins et la volonté affichée par la France de prolonger cet effort”. A titre d’exemple, l’opération de la cataracte est réalisée à 90 % en ambulatoire contre 30 % en 2000. Les chiffres de l’Atih (Agence technique de l’information sur l’hospitalisation) sur l’hospitalisation en France en 2016 témoignent également d’une augmentation de 6,4 % entre 2015 et 2016 du nombre de séjours hospitaliers sans nuitée en médecine, chirurgie et obstétrique. Pour la chirurgie, sur les 4,7 millions de patients hospitalisés en 2016, la moitié ont été pris en charge en ambulatoire, précise l’Atih.
Pour accompagner le développement de la chirurgie ambulatoire, les établissements hospitaliers organisent des parcours de soins spécifiques, qui reposent sur une plus grande responsabilisation des patients et un suivi à domicile après l’intervention. “Plus la durée de séjour d’un patient est raccourcie, plus il a besoin d’un suivi”, observe Françoise Aubert, responsable Projets de sortie à la direction du groupe hospitalier Paris Saint Joseph.