Quel est l’objectif de votre groupe de travail dédié à la cybersécurité, au sein de l’AFIB ?
Grâce à l’aide financière du plan France relance, ce groupe (cf. notre encadré sur sa constitution, ndlr) va créer un outil pour aider les ingénieurs à intégrer la cybersécurité lors de la procédure d’achat d’équipements biomédicaux. Cela passe notamment par un renforcement de la partie contractuelle dans les procédures de marchés publics, pour que les dispositifs médicaux soient mis à jour et protégés durant toute leur durée de vie. Contractuellement, nous n’avons aujourd’hui rien qui oblige le fournisseur à maintenir les équipements dans les conditions optimales en matière de sécurité numérique. L’idée de cet outil, qui devrait voir le jour au printemps 2023, est d’inciter les fournisseurs à améliorer la cybersécurité de leurs équipements.
Dans quelle mesure ces équipements biomédicaux sont-ils des sources de vulnérabilité ?
Les équipements biomédicaux ont été souvent montrés du doigt par différents audits réalisés dans les établissements. Une fois installés et connectés au réseau hospitalier, ils s’avèrent souvent mal protégés. Ils pourraient devenir des vecteurs de diffusion d’un virus informatique pour un hacker, mais, surtout, il s’agit de les protéger en cas de problème. Une attaque informatique peut provoquer une défaillance du dispositif médical entraînant un risque important lorsque celui-ci est utilisé pour monitorer le patient, voire suppléer certaines fonctions vitales.