Comment la mission s’est-elle déroulée ?
J’ai rejoint la mission en tant que spécialiste de l’intelligence artificielle (IA). La lettre de mission demandait d’établir les prémisses d’une stratégie nationale sur l’IA en général, en ayant à l’esprit qu’elle n’accroisse pas les inégalités mais bénéficie au plus grand nombre. Nous avons commencé à la mi-septembre 2017 à mener une série d’auditions groupées. De septembre à décembre, 250 personnes ont ainsi été auditionnées par groupe de 10 à 15 personnes autour de thèmes génériques, comme le transfert de technologies, et plus sectoriels comme la santé, le droit, la défense et la sécurité. A partir de décembre, nous avons commencé les rencontres de façon particulière. J’ai notamment échangé avec le groupe de travail maths-médecine de l’académie de médecine organisé par le professeur Bernard Nordlinger, auxquel participent notamment les chercheurs Emmanuel Bacry et Nicholas Ayache, puis j’ai discuté plus particulièrement avec Emmanuel Bacry et l’INSERM par exemple.