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BioSerenity
Données de santé, Intelligence artificielle, Objets connectés, Télémédecine
La genèse
BioSerenity a vu le jour en 2014. “La société a été créée par mon fils, que j’ai rejoint dès le début, notamment en tant qu’investisseur, raconte à mind Health Marc Frouin, directeur général de la start-up. Mais c’est sa société.” Pierre Frouin en est le CEO. “Je suis un entrepreneur récidiviste, reprend son père, dont le profil LinkedIn atteste les propos. Et j’entreprends depuis le début de ma carrière dans le numérique. BioSerenity était mon premier projet de santé. Mais j’ai toujours fait ce que cette entreprise fait : déployer le numérique sur un nouveau secteur. Avec beaucoup de chance d’ailleurs, le numérique s’étant tellement développé que les opportunités se succèdent.”
Lorsqu’il a fondé BioSerenity, Pierre Frouin venait de quitter Johnson & Johnson, après avoir également travaillé pour Biogaran et Servier. “Nous avons tous les deux une carrière d’ingénieur puis avons suivi le programme MBA de l’Insead (Institut européen d’administration des affaires), reprend Marc Frouin. Mon fils a fait toute sa carrière dans la santé.” Ce qui l’a motivé ? “Il a constaté que les dispositifs médicaux (DM), avec la possibilité de les interconnecter et de travailler sur les données, offraient une opportunité très importante d’accompagnement des patients, soit en phase aiguë, soit sur la durée dans le cas d’une pathologie chronique. Et il s’est d’abord attaqué à une pathologie en particulier, l’épilepsie, et dans un lieu un peu mythique : l’Institut du cerveau (ICM).” BioSerenity a en effet été créée et incubée à ses débuts à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière dans l’ICM.
Les fondateurs, les dirigeants et les effectifs
BioSerenity compte donc deux fondateurs, Pierre Frouin et Marc Frouin. Le CEO est installé à Atlanta, d’où il gère le développement de la société sur le marché américain. En 2018, les a rejoint Bruce Lavine, directeur médical USA et monde. Marc Frouin indique qu’“il a fait sa carrière en tant que médecin militaire et a travaillé pour l’industrie pharmaceutique (UCB, Bristol-Myers Squibb, Novartis, Sanofi Aventis…, ndlr). En France, notre directeur médical est Hervé Vespignani, professeur de médecine à la retraite qui nous a énormément aidé sur le domaine neurologique, et se concentre dessus aujourd’hui”.
BioSerenity compte 650 personnes dans le monde, “la moitié côté start-up, l’autre moitié comprenant les médecins, infirmiers et techniciens. 50 % de notre personnel est ainsi en contact tous les jours avec les patients”. Plus de la moitié travaillent en France.
Le portefeuille technologique
Si BioSerenity est connu pour son tee-shirt connecté Cardioskin, utilisé pour évaluer les troubles cardiaques en réalisant des électrocardiogrammes, “tout ce que nous faisons ne relève pas du vêtement connecté : nous avons aussi développé des membranes, comme des patch, et nous effectuons du traitement numérique sur les données recueillies.