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Karista
Fonds d'investissement
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Catherine Boule
Managing Partner Karista
En mars 2021, Karista dévoilait un recensement des 84 fonds impliqués dans l’e-santé en Europe de l’Ouest. Ce mapping révélait que la France était le pays européen le mieux doté en fonds d’investissement en e-santé. Est-ce toujours le cas ?
Nous actualiserons ce mapping en mars prochain. Je pense qu’il y aura davantage de fonds actifs en santé digitale qu’il y a un an : le secteur a explosé avec la crise Covid. Il sera intéressant d’observer si la typologie des fonds a évolué. Notre mapping sur l’année 2020 avait révélé beaucoup de fonds dédiés early-stage par comparaison avec des fonds plus généralistes. On pourra regarder si cette tendance s’est maintenue en 2021. Quant à la France, il est encore trop tôt pour en parler.
Si les financements existent, pourquoi avons-nous peu de licornes en santé digitale en France ?
Ce n’est pas parce qu’il y a des financements qu’il y a forcément des licornes. Ce n’est pas un principe linéaire. C’est principalement dû au fait que le secteur de la santé digitale est très jeune. Même si les sociétés peuvent croître et se développer plus rapidement que dans la BioTech ou la MedTech, elles restent inscrites dans des cycles du domaine de la santé qui sont longs par nature. Travailler sur des sujets médicaux et vendre aux hôpitaux est un processus qui met plus de temps que dans le digital “pur”. C’est la principale raison à l’absence de licornes actuellement ou de très grosses valorisations en santé digitale en France. Mais il n’y a aucune raison que cela n’arrive pas dans les années qui viennent.
Travailler sur des sujets médicaux et vendre aux hôpitaux est un processus qui met plus de temps que dans le digital “pur”.