“Le concept initial, nommé Directodoc, reposait sur le premier outil de téléconsultation entre un patient et un médecin se connaissant. C’était avant le remboursement de la téléconsultation. Le modèle économique n’était pas le bon”, confie Typhaine Servant, CEO et fondateur de Directosanté. Avant la création de la start-up en 2015, cet ingénieur de l’École nationale des Ponts et Chaussées a passé 12 ans au sein du laboratoire pharmaceutique Novartis. Sa rencontre avec une clinique l’incite à changer de modèle. “Avec l’évolution de l’ambulatoire, la diminution des durées de séjours, le besoin de rassurer les patients et les professionnels de santé et de garder un lien entre les patients et l’équipe soignante, nous avons décidé d’adapter notre idée au suivi des patients hospitalisés”, explique Typhaine Servant. La société abandonne le marché de ville pour se concentrer sur celui des établissements de soins.
Dans un premier temps, Directosanté développe un modèle sur la chirurgie ambulatoire. “Une exigence de la Haute Autorité de santé impose de contacter le patient avant qu’il entre et après la chirurgie pour s’assurer de l’absence de complications”, rappelle Typhaine Servant.