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Ad Scientiam
Dispositifs Médicaux, Essais cliniques, Intelligence artificielle
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Voluntis
Diabète, Objets connectés, Oncologie, Thérapies digitales
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Liouma Tokitsu
Président et fondateur Ad Scientiam
La santé est un secteur vulnérable en matière de cybersécurité. Selon un rapport de la société de conseil informatique Wipro, 41 % des failles repérées dans le monde ciblaient l’industrie de la santé, contre 30 % en 2016. Ce sont en outre les données personnelles qui sont les plus recherchées et, parmi elles, les données de santé. “La valeur commerciale des données de santé est en hausse constante et nous prévoyons donc que ce secteur deviendra parmi les plus à risque en matière de cybersécurité”, indique Loïc Chabanier, associé chez EY. En parallèle, les dispositifs médicaux digitaux se multiplient. Selon le cabinet d’analyses Markets & Markets, le marché des DM connectés à l’hôpital pourrait représenter au global 64,43 milliards de dollars en 2023, contre 20,59 milliards de dollars aujourd’hui. Il croîtra d’ici là à un rythme moyen annuel de 25,2 %. Une croissance soutenue qui représente autant de portes ouvertes vers les systèmes d’informations des hôpitaux cibles privilégiées des cyber-attaques. “Le plus grand risque en matière de sécurité des DM réside dans son interconnexion avec un implant connecté ou un SI hospitalier. Le dispositif s’inscrit dans un écosystème relativement fragile”, indique Loïc Chabanier.
Pour autant, les récentes révélations par le consortium international des journalistes d’investigation sur les “implant files” a démontré que la certification dispositif médical n’est pas le gage d’une sécurité maximale : une journaliste néerlandaise a par exemple réussi à obtenir le feu vert d’un organisme notifié pour certifier comme DM un filet de mandarine.