Afin d’éviter les erreurs médicamenteuses, l’Institut régional du cancer de Montpellier (ICM) s’appuie depuis quelques mois sur des outils numériques pour la sécurisation du circuit du médicament, de sa prescription à son administration. “En France, les étapes de prescription et de préparation du médicament sont déjà strictement encadrées, grâce notamment à l’informatisation et à la robotisation”, rappelle l’établissement hospitalier. Restait l’administration. Or, une enquête de la Haute Autorité de santé datant de 2009 sur la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse en établissement de santé indiquait qu’“un événement indésirable grave sur deux est une erreur médicamenteuse et 57 % des erreurs médicamenteuses déclarées sont des erreurs d’administration”.
“Au départ, nous avons sécurisé la partie prescription puis préparation, avec notamment des outils de contrôle analytique. Sur le transport des médicaments, le circuit est assez simple et ne nécessitait pas de sécurisation supplémentaire. Sur l’administration des chimiothérapies et sa traçabilité, nous n’avions pas vraiment d’outils”, témoigne Sylvain Poujol, pharmacien à l’ICM et qui a mené le projet au sein de l’établissement.