La start-up Rofim est née en 2018 de la volonté d’Emilie Mercadal et du Dr David Bensoussan, chirurgien vasculaire, de relier les médecins entre eux, au travers d’une plateforme, pour améliorer l’adressage et le fléchage des patients. Objectif : diminuer le temps que l’on met à poser un diagnostic. D’abord pensée pour les maladies rares, la plateforme a évolué pour adresser l’oncologie.
Le tournant s’est joué en 2021, lorsque l’Institut Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer européen, choisit la solution Rofim. “C’est lui qui nous a ouvert la porte”, reconnaît Emilie Mercadal, directrice générale de la start-up Rofim qui compte à date 25 salariés et un réseau de 41380 médecins.
Genèse de la collaboration autour de la téléexpertise

Le Pr Eric Lambaudie est PU en chirurgie oncologique et prend en charge à l’Institut Paoli-Calmettes (IRC) des cancers gynécologiques, pelviens essentiellement. Il travaille également à la structuration du parcours de soins des patientes de l’IRC. “En 2021, j’ai sollicité les responsables de notre département informatique pour mettre en place une plateforme qui permette aux médecins requérants de nous adresser les patients pour un deuxième avis”, raconte-t-il. La téléexpertise était alors désorganisée. “Nous recevions en permanence des sms et des mails informels de collègues de l’extérieur qui nous expliquaient l’état de santé de leur patiente en ajoutant des photos, des résultats de prélèvements partiels, des examens radiologiques, mais sans le compte rendu initial… Nous étions donc amenés à donner des avis qui n’étaient pas forcément très pertinents parce que nous n’avions pas l’ensemble du dossier de la patiente.