La collecte en crowdfunding pour des projets « santé et recherche scientifique » est passée de 13,4 millions d’euros en 2017 à 25,45 millions d’euros en 2022 (capitaux propres, prêts et dons), d’après les données de Financement participatif France (FPF), l’association des professionnels du crowdfunding. Pour les capitaux propres exclusivement, la collecte a bondi de 8,8 millions d’euros en 2017 à 24,29 millions d’euros en 2022.

« Dans l’univers du financement participatif, une petite part de capital a toujours été dédiée à la santé, fait savoir Florence de Maupeou, directrice générale de FPF. Cette appétence pour ce mode de financement s’explique par les difficultés à financer des projets dans la santé, domaine qui cependant touche, dans ses innovations, le grand public. Pour autant, nous n’observons pas de décollage du secteur. » Dans le baromètre 2022 de FPF, la santé représentait 17 % « seulement » des 143 millions d’euros collectés en capital. À titre d’exemple, les investisseurs de la plateforme Sowefund financent entre 10 et 15 % de projets dans le domaine de la santé. « Nous observons toutefois une prise de conscience des Français, qui affichent une volonté de donner du sens à leurs investissements, pointe Alexandre Laing, CEO de Tudigo. Cela se manifeste aussi par un regain d’intérêt notamment pour la medtech, la biotech, la deeptech, l’intelligence artificielle ou encore la robotique. » « La tendance est assez marquée avec l’accroissement des
sollicitations des start-up de la e-santé depuis deux ans, notamment parce que le développement des
technologies rend leurs solutions particulièrement pertinentes », complète Jean-Marc Clerc, directeur général de WiSEED Transitions.