Adeline Douchet, directrice des investissements chez Erganeo depuis deux ans, a pour objectif de faire émerger les pépites Deeptech issues des laboratoires publics afin de les industrialiser. À son arrivée au sein de la SATT (société d’accélération du transfert de technologies, ndlr), elle a créé le pôle start-up factory dans ce but, initialement constitué de deux personnes. Cette structure créée sur la base de fonds publics est désormais une société privée et autonome. Elle a vocation à valoriser un projet et mettre son porteur en relation avec des industriels. Ces derniers sont d’ailleurs nombreux à venir “piocher” dans le “vivier” d’Erganeo, illustre Adeline Douchet. La preuve avec Loïc Poirier, PDG de la société Archos.

Doté d’une expérience métier cumulée de 17 années passées à créer, concevoir et commercialiser des produits high tech, Loïc Poirier dit avoir été séduit par le projet Dextrain, après avoir rencontré une cinquantaine de laboratoires. “Aujourd’hui en post-AVC, il n’y a pas de solution pour quelqu’un qui souhaite retrouver la dextérité de ses membres. Vous pouvez aller à l’hôpital où il y a de petits robots très chers, ou des gadgets très orthopédiques, mais il n’existe pas d’alternative.” Or, la neuro-rééducation post-AVC concerne 15 millions de personnes chaque année dans le monde. C’est également la raison pour laquelle Adeline Douchet a vu en Dextrain une technologie de rupture constituant une “opportunité, puisque l’AVC peut potentiellement toucher tout le monde”. Ensemble ils vont créer la société Dextrain pour développer cette solution de rééducation.
Une maturation à 4 mains
Pour Erganeo, le chercheur à l’origine de la technologie demeure toujours le décideur numéro 1.