Comment a été construite l’étude que vous venez de faire paraître ?
Menée par l’institut Toluna pour l’Acsel, l’étude a été construite en miroir, avec d’un côté un échantillon représentatif de la population française (1029 personnes âgées de 18 ans et plus, ndlr) et de l’autre des professionnels de santé (au nombre de 273, ndlr). Ces derniers sont composés de médecins, d’infirmiers et de spécialistes, avec cette année un focus sur les psychiatres et les oncologues.
Ce baromètre témoigne d’une généralisation des usages de l’IA parmi la population française. Quels sont les chiffres marquants en la matière ?
La moitié des Français utilise désormais l’IA pour des questions de santé. Assez classiquement, les usages numériques en santé sont bien plus avancés chez les plus jeunes, avec 82 % des moins de 35 ans qui utilisent l’IA. Les chiffres concernant l’usage pour la santé mentale sont particulièrement étonnants avec 62% de cette classe d’âge qui utilise l’IA pour répondre à des difficultés psychologiques.