Les données synthétiques sont des données qui se nourrissent de données réelles de santé et conservent les caractéristiques statistiques d’une population. “Parce qu’elles restent fidèles à la réalité, elles peuvent être utilisées pour entraîner des modèles d’IA ou développer des outils computationnels. Dans le processus de génération de ces données, il nous faut distinguer les inputs (les données de vie réelle, ndlr) et le moteur (l’algorithme, ndlr) qui va permettre de créer ces données synthétique”, explique Céline Boucly, en charge des sciences de la vie et de la stratégie du Secteur Santé chez Dassault Systèmes.
La France confrontée à des freins réglementaires
Tous les acteurs de la santé n’ont pas le même regard sur ce nouveau type de données. “Du plus facile au plus difficile, il faut distinguer leur recevabilité pour les médecins, les agences d’autorisation de mise sur le marché et les structures d’évaluation des technologies de santé (HTA), analyse Claire Biot, vice-présidente en charge des industries de santé chez Dassault Systèmes.

En août 2024, Dassault Systèmes présentait avec la FDA une publication scientifique pour montrer l’intérêt de l’utilisation de cohorte virtuelles de patients pour développer un dispositif médical (destiné en l’occurrence aux patients souffrant de régurgitation de la valve mitrale). “Lionel Collet (président de la HAS, ndlr) avait manifesté à l’époque son vif intérêt pour ces travaux.