Qu’est-ce qui ressort, selon vous, de l’édition 2023 du RSNA ?
L’intelligence artificielle a une place importante cette année sur le salon, quand on regarde le nombre de sessions qui y sont consacrées (plus de 200 au total). L’IA apparaît aussi comme l’un des thèmes majeurs au regard de l’espace occupé par les start-up et les entreprises qui proposent cette technologie. Nous sommes entrés dans une phase d’exploration de l’IA, pour évaluer la place de cette technologie dans la prise en charge des patients. Dans l’imagerie du sein, plusieurs conférences au programme du RSNA 2023 discutent, par exemple, de la possibilité ou non d’aider à la détection des cancers par l’IA. Si tel est le cas, quelle serait alors la place du radiologue ? Et faudrait-il utiliser l’IA en complément d’une première lecture ou en remplacement d’une deuxième lecture dans le cas du dépistage organisé ? Dans ce domaine, l’IA est aussi proposée pour la prédiction de risques. Ici, il s’agit notamment de caractériser le parenchyme mammaire et de tester des algorithmes de deep learning sur une mammographie afin de mieux personnaliser le dépistage en référant les patientes plus régulièrement à des examens pour pouvoir détecter le cancer le plus tôt possible.
De récentes études prospectives publiées dans le courant de l’année ont montré les bons résultats des solutions d’IA en mammographie, afin d’aider les radiologues à interpréter les images. Quel constat faites-vous les concernant ?
Il y a eu plusieurs études prospectives qui ont été faites autour du cancer du sein. Ces études sont indispensables pour étudier l’utilisation des outils d’IA en routine.