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Quinten
Données de santé, Intelligence artificielle
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Pierre Fabre
Données de santé, Essais cliniques, Innovation, Oncologie, Recherche et développement
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Ipsen
Oncologie, Recherche et développement
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Hubert Méchin
Président
“L’étude des données en vie réelle recèle des potentialités inouïes pour améliorer la prise en charge des patients. Car l’utilisation des données n’ajoute pas simplement un outil puissant au service des épidémiologistes”, a souligné le Premier ministre Edouard Philippe lors du Conseil stratégique des industries de santé le 10 juillet dernier à Matignon. Les études en vie réelle se multiplient dans l’industrie pharmaceutique. Plusieurs finalités sont avancées pour ces études. “On dit souvent que la donnée c’est le sang de secteur de la santé. Il y a effectivement énormément de choses que l’on peut apprendre et sur lesquelles on peut travailler. Nous avons plusieurs sujets de projets à haute valeur ajoutée sur les données de vie réelle”, confie Raphaël Pousset-Bougere, vice-président Big data et analytics du laboratoire français Ipsen, sans détailler.
Comme le signale le rapport Les données de vie réelle, un enjeu majeur pour la qualité des soins et la régulation du système de santé de mai 2017. Les auteurs listent par exemple les surveillances de la sécurité des produits de santé mis sur le marché et de l’usage. Des finalités également citées par Ameet Nathwani vice-président exécutif et chief medical officer de Sanofi en mars 2018 : “30 % des nouveaux médicaments ont fait l’objet de black box warning (terme de la FDA concernant l’avertissement mentionné sur l’étiquette d’un médicament sur des effets indésirables graves ou potentiellement mortels, ndlr)”. Il relevait également que “80 % des nouveaux médicaments ont des engagements post-approbation significatifs”. Avant d’ajouter que les coûts de R&D post-approbation s’élèvent à 321 millions de dollars par médicament, tandis que 87 % des organisations pharma sont prêtes ou se préparent au RWE (real-world evidence).