Quel est le rôle du LNE en France ?
Guillaume Avrin : C’est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) rattaché au ministère de l’Industrie, aujourd’hui à l’Économie. Notre tutelle ministérielle est la DGE, la Direction générale des entreprises. Il est l’organisme central et fédérateur des travaux d’essai, d’évaluation et de métrologie visant à structurer et accompagner l’offre de nouveaux produits, en cherchant à la fois à protéger et répondre aux besoins des consommateurs et à rationaliser, développer et favoriser la compétitivité de l’industrie nationale. Dans ce cadre, il mène des projets de recherche sur l’évaluation, la qualification et la certification des produits et des technologies pour accompagner les innovations de rupture (intelligence artificielle, nanotechnologies, fabrication additive, mesure de radioactivité, stockage de l’hydrogène, etc.), au bénéfice de la communauté scientifique, normative, réglementaire et industrielle.

Quelle est votre mission spécifique ?
G. A. : Je suis en charge du département dédié à l’évaluation de l’IA. Nous avons une activité amont qui vise à concevoir des protocoles, métriques et référentiels de mesure pour l’IA. Nous avons également une activité d’essais qui met en œuvre ces référentiels d’évaluation pour caractériser les performances, la robustesse, l’éthique et l’explicabilité des systèmes intelligents. Enfin, en collaboration avec Clément et son service, nous avons développé une activité de certification dans le domaine de l’IA, dont résulte ce premier référentiel.
Clément Henry : Je fais partie de l’équipe spécialisée en certification du LNE. Les instruments de mesure intègrent de plus en plus de software, avec des enjeux de cybersécurité croissants et des lois qui ont poussé à la création de certifications en cybersécurité.