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IQVIA
Bases de données, Données de santé, Essais cliniques
Une partie de l’activité d’IQVIA est d’être une CRO et de mener des essais cliniques pour des laboratoires ou des entreprises de DM. Constatez-vous une hausse de la demande sur les données de vie réelle ?
C’est une demande en forte croissance dans le monde entier. Chez nous, c’est l’activité qui croît le plus rapidement, avec une croissance annuelle à deux chiffres. Ce phénomène s’explique par deux éléments. D’abord, la capacité de collecter de plus en plus de données et de mieux évaluer des produits, des processus de soins ou des parcours patients. Aujourd’hui, il est aussi important de savoir quels produits existent que la manière dont ils sont prescrits par les médecins et utilisés par les patients. De plus en plus d’études nous sont demandées à ce sujet, notamment pour des questions de sécurité.
Ensuite, l’utilisation des données en vie réelle est plus efficace que les études ad hoc. On les utilise de plus en plus dans la recherche clinique et dans les évaluations des produits, pour apporter des éléments de preuves aux autorités (HAS et ANSM). Cela permet également aux professionnels de santé de choisir entre différentes prises en charge. Aujourd’hui, grâce à ces données de vie réelle, on peut raccourcir des diagnostics de maladies rares. À partir des schémas d’errance des patients et avec l’appui de l’intelligence artificielle, il est possible de réduire de plusieurs années le délai que met le patient à obtenir un bon diagnostic.
Quel est votre point de vue sur l’écosystème de la donnée de santé en France ?
L’écosystème est en développement mais il est loin d’être encore mûr ! Nous avons pourtant un gros avantage en France : nous disposons de données de santé de qualité, que ce soit des données collectées par les autorités, par IQVIA ou nos concurrents, les données hospitalières, les données de registre…