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NEHS DIGITAL
Imagerie Medicale, Système d'Information, Téléconsultation, Télémédecine
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Doctolib
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Rofim
Oncologie, Téléconsultation, Télémédecine
Dès les tout premiers jours du mois de mars, avant même l’instauration du confinement en France, de premiers acteurs de la téléconsultation ont mis à disposition du corps médical, libéral ou hospitalier, gracieusement et sans engagement, leur solution. Ce fut par exemple le cas de CompuGroup Medical (CLICKDOC), d’Hellocare, de Doctolib ou de Rofim. Puis le 10 mars, l’Assurance maladie a assoupli l’accès à la téléconsultation et le 17 mars le confinement est entré en vigueur. À partir de ce moment, de nombreux autres acteurs ont suivi, allant jusqu’à parfois développer une solution spécifique à la prise en charge du nouveau coronavirus comme nehs digital, Nemo Health (TokTokDoc) ou MaQuestionMedicale.
L’ensemble du marché a en tout cas dû faire face à un afflux aussi impressionnant que soudain d’actes de téléconsultation : l’Assurance maladie a facturé 935 746 actes la semaine du 30 mars au 5 avril alors que cette pratique peinait à dépasser la barre des 10 000 actes hebdomadaires jusqu’alors. Désormais 1 médecin sur 3 s’y met contre 1 sur 10 avant la crise sanitaire. Ainsi, la téléconsultation, qui dépassait très péniblement un taux d’usage de 0,1 % sur un marché hyper concurrentiel – selon nos analyses, plus de 80 acteurs se sont fait connaître auprès du ministère de la Santé pour référencer leur outil dans l’aide à la gestion de la crise sanitaire – connaît tout à coup son heure de gloire : 28 % des consultations en médecine générale le 28 mars ont été réalisées en téléconsultation, selon les données communiquées par GERS DATA, filiale de Cegedim spécialisée dans l’analyse des données de santé en France. Depuis le 25 mars et encore à la date du 2 avril, un plateau était observé oscillant entre 23 et 25 % des consultations. Pas étonnant donc de voir aussi des acteurs ouvrir plus largement leur solution aux libéraux, comme Rofim ou Compugroup Medical, et réfléchir à maintenir cette offre après la pandémie. mind Health a ainsi passé au crible les positionnements de 15 des principaux acteurs de la téléconsultation en B2C (voir tableau détaillé ci-dessous).
De la gratuité à l’ouverture aux libéraux…
L’initiative la plus répandue et certainement la plus “facile” à mettre en place en termes d’organisation a consisté à rendre le service gratuit et à cesser toute facturation. Qare, Maiia, Hellocare, DocteurSecu et Doctolib prennent donc à leur charge l’utilisation du service tout le temps que durera la pandémie. “C’est un effort solidaire, déclare Arnault Billy, directeur général de Maiia, pour nos clients mais pas seulement : également pour tous les nouveaux clients qui veulent nous rejoindre. Surtout qu’il y aura un après : nous voulons favoriser l’usage de la téléconsultation et que la démarche s’instaure dans la pratique courante.”
CompuGroup Medical (CLICKDOC) et Rofim sont allés plus loin.