Comme de nombreux organismes de santé, l’ALTIR s’appuie sur une solution de dossier patient informatisé (DPI) pour saisir et stocker chaque jour les données de santé des patients. Mais sa solution, développée en interne et hébergée sur site, commence à montrer ses limites. “Les serveurs étaient affectés par des problèmes d’alimentation électrique qui provoquaient des pannes”, se souvient Ivan Fombaron, chef de projet cloud pour l’ALTIR. L’association décide alors de remplacer son DPI et d’augmenter par la même occasion la disponibilité et la fiabilité de ses accès. “Le choix s’est naturellement porté vers un hébergement cloud puisque les ressources nécessaires pour mettre à niveau notre infrastructure étaient démesurées si nous faisions tout en interne.”
Certification HDS et agilité parmi les objectifs
Pour choisir parmi les fournisseurs de cloud, l’ALTIR se fixe 4 grands objectifs :
- Performance : la solution retenue devra augmenter la disponibilité et la résilience de la plateforme,
- Autonomie : l’équipe technique interne de l’Altir souhaite être en maîtrise du projet, sans dépendre d’un prestataire, quitte à monter en compétences,
- Agilité : être capable de suivre la croissance de ses activités, avec l’ajout de nouveaux services facilement,
- Sécurité : le cloud retenu doit être conforme à la certification Hébergement de données de santé (HDS).
Après une étude lancée en avril 2020 pour comparer les différents acteurs (au niveau fonctionnel, financier et des garanties HDS), l’ALTIR opte en juillet pour SCC, un intégrateur de solutions cloud proche de la CAIH et partenaire d’Amazon Web Services (AWS). “Pour nous, il était important d’avoir une maîtrise de l’infrastructure, de disposer des ressources nécessaires et de déployer rapidement”, souligne Ivan Fombaron. Le critère financier pèse également dans la balance, même si aujourd’hui l’ALTIR et SCC ne souhaitent pas communiquer le montant du budget total du projet (“moins de 10 millions d’euros”, selon SCC).