La pandémie de Covid-19, accompagnée de ses confinements successifs, a jeté une lumière crue sur le sujet de la santé mentale, notamment au sein du monde professionnel. Le 10 octobre 2023, la Journée mondiale de la santé mentale est venue rappeler le long chemin qu’il reste à parcourir pour une meilleure prise en compte de cette problématique.
Selon l’enquête CoviPrev menée par Santé publique France, la situation reste toujours dégradée en 2023, en particulier chez les jeunes adultes. Ces derniers témoignent en outre d’une certaine impuissance face à cette question. “En 2022, 35 % des 18-24 ans avaient l’impression de ne pas prendre soin de leur santé mentale ou de leur bien-être. Parmi ces jeunes, 32 % déclaraient ne pas savoir comment faire, 29 % indiquaient ne pas avoir le temps et 25 % ne s’en sentaient pas capables”.
Des freins à l’usage
Parmi les principaux obstacles à l’action figurent le coût de la prise en charge, la difficulté à se confier et le fait de ne pas savoir à qui s’adresser. Et plus fondamentalement, une stigmatisation, réelle ou perçue, perdure. Parmi les personnes souffrant d’un état anxieux ou dépressif, près d’une sur cinq considère qu’il est honteux d’aller voir un psychologue ou de parler de ses problèmes psychologiques à son médecin.
Face à ces freins, l’État a mis en place certaines mesures. C’est notamment le cas de “Mon soutien psy” (initialement dénommé “Mon psy”, puis “Mon parcours psy”) , un dispositif du ministère de la Santé qui organise un parcours de soin pris en charge par l’Assurance Maladie (à 60 %) et les complémentaires santé (à 40 %).