En cette rentrée 2024, la santé numérique devient obligatoire dans le programme du premier cycle des études de santé, qui regroupe les trois premières années. 28 heures et 2 crédits ECTS (le système de points pour valider des unités d’enseignement, ndlr) au compteur : voilà ce que pèse cette matière nouvelle, dont le référentiel socle et transversal diffusé par le ministère de la Santé a défini cinq grandes thématiques : les données de santé, la cybersécurité, la communication, les outils numériques, ainsi que la télésanté.
Nouveau programme, nouvelles règles
L’objectif est d’harmoniser l’enseignement du numérique en santé en formation initiale pour commencer le plus tôt possible à acculturer les futurs professionnels de santé. La démarche visée est “une sensibilisation au numérique” avec des “contenus très généralistes”, partage à mind Health le Pr Olivier Palombi, doyen de la Faculté de Médecine de Grenoble, coresponsable du pôle Numérique & Formation de la Conférence des Doyens des facultés de Médecine. Dans un contexte où le numérique évolue rapidement, la durée des études est un facteur à prendre en compte. “Nous formons des soignants qui ne seront autonomes professionnellement qu’après plus de 10 ans d’études”, insiste-t-il.
Des initiatives dans les territoires

L’appel à manifestation d’intérêt “Compétences et Métiers d’Avenir” (AMI CMA), opéré dans le cadre de France 2030 pour une durée de 5 ans, a permis le financement de cette réforme au sein des universités. Des universités ont candidaté aux vagues successives afin de déployer des moyens humains et matériels attendus. La première saison de l’AMI CMA de décembre 2021 à mars 2023 a notamment permis de financer 116 projets (dispositifs de formation), la deuxième saison de l’AMI CMA ayant quant à elle débuté en mai 2023 (cf.