
Les données de vie réelle constituent une piste pour accélérer le développement de traitements innovants. Générées lors des soins réalisés en routine, ces données ne sont pas collectées dans le cadre d’essais cliniques mais via des entrepôts de données de santé (EDS), des registres ou des cohortes de recherche. Le Paris-Saclay Cancer Cluster (PSCC) a lancé un projet visant à structurer les données de vie réelle stockées dans les EDS des hôpitaux pour pouvoir exploiter pleinement leur potentiel.
“Aujourd’hui, personne ne dispose de données sur la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques. Par exemple, certaines personnes peuvent devenir résistantes à un traitement, en étudiant les analyses génétiques des tumeurs cellulaires de ces personnes, il serait possible de trouver la mutation commune qui leur a permis de résister. Cette recherche est aujourd’hui impossible, souligne Benjamin Garel, le directeur général du PSCC, à mind Health. Autre possibilité offerte par les données de vie réelle, les bras synthétiques, qui permettent de modéliser les chances de survie d’un patient et de comparer cette projection au traitement plutôt qu’à un groupe placebo.