Le sujet du numérique prend une place de plus en plus importante dans les portefeuilles des centrales d’achat hospitalières. “Cette année, nous devrions dépasser les quatre milliards d’euros de chiffre d’affaires. Et l’informatique est partout. Un tiers de l’activité est occupé par l’activité informatique, télécom et digital. Il s’agit du secteur où nous connaissons la plus forte croissance. Elle est de près de 30 %, pour une croissance de 20 % pour l’Ugap”, témoigne Sébastien Taupiac, directeur santé de l’Ugap (Union des groupements d’achats publics). Il ajoute : “le secteur public accélère sa digitalisation. Aujourd’hui, 17 % des achats hospitaliers le sont sur l’informatique”.
Thierry Blanchard, coordonnateur de la filière Santé digitale et numérique d’UniHA, note lui : “la particularité autour du numérique est que la filière Santé digitale et numérique d’UniHA est complétée par l’association CAIH sur le marché informatique. Le chiffre d’affaires du côté d’UniHA est de 110 M€ tandis qu’il est de 120 à 130 M€ pour la CAIH en 2018”. Pour le Resah (Réseau des acheteurs hospitaliers), le département 4, qui concerne les achats liés aux systèmes d’information et de prestations intellectuelles, a représenté 46 M€ d’achats et 5 M€ de gains en 2018 (pour des totaux respectifs de 1,05 Md € et 59 M€).
Des équipes dédiées
Déjà annoncée en septembre 2018 dans mind Health, les organisations dédiées numérique se confirment. Chacune des centrales d’achats a, en effet, mis en place des équipes dédiées. Au Resah, le sujet est suivi par le département SI et prestations intellectuelles dirigé par Sébastien Gasc. Chez UniHA, Thierry Blanchard indique : “nous sommes une équipe de 4 ETP du côté UniHA et ils sont 4,5 ETP à la CAIH. Et nous nous appuyons parfois aussi sur nos adhérents”. Enfin, à l’Ugap, un responsable e-santé a été nommé au sein de la direction santé. “Depuis 12 à 18 mois, il se concentre sur deux missions : accompagner nos collègues Achats à mieux prendre en compte les spécificités du monde de la santé et travailler au sein de la direction santé à lancer les appels d’offres directement sur des sujets d’e-santé”, précise Sébastien Taupiac.