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Hela Ghariani
Co-responsable du numérique en santé
1 – Mettre à jour la Doctrine du numérique en santé
La Doctrine du numérique en santé, publiée pour la première fois en 2020 et mise à jour annuellement (cf. sa dernière version) est en train de faire l’objet d’un travail de simplification. Les acteurs de l’écosystème lui reprochaient en effet sa densité et sa complexité. Sa mise à jour doit aboutir, selon Raphaël Beaufret, « avant la finalisation de la prochaine feuille de route” (prévue pour avril ou mai 2023).
2 – Construire la feuille de route 2023/2027 de la DNS
“La mission que le ministre nous a confiée est d’assurer la continuité à la tête de la DNS, et de construire la feuille de route 2023-2027 pour le numérique en santé, explique Hela Ghariani. Cette dernière gardera une forte continuité avec l’existant, en gardant la maison et la doctrine, mais en insistant sur les usages, la cybersécurité, et inclura probablement des nouveautés importantes comme la prévention et le carnet de santé de l’enfant.”
3 – Renforcer la cybersécurité
La cyberattaque du CHSF (Centre hospitalier Sud Francilien), survenue cet été, est encore dans tous les esprits et traduit, au-delà de sa gravité, une tendance lourde : selon les derniers chiffres du CERT-Santé, plus de 730 incidents de sécurité ont été déclarés en 2021, soit le double par rapport à 2020. Pour Raphaël Beaufret, ces chiffres “sont à la fois révélateurs d’un accroissement des menaces mais aussi d’une augmentation des déclarations, qui deviennent plus systématiques. Ce dernier point est un signal plutôt positif, car le pire, ce sont les incidents qui passent sous le radar.” La DNS entend faire de la cybersécurité l’une des priorités de la prochaine feuille de route. Elle compte également sur la plan cyber qui a été lancé pour les établissements de santé, en priorisant les plus importants, les opérateurs de services essentiels (OSE). “Ce plan consiste notamment en la conduite d’audits (cybersurveillance, active directory, etc.), la remontée d’informations sur des “mesures prioritaires” en termes de cybersécurité, pour affiner le diagnostic, mais également en la mise en place de parcours de sécurisation avec l’ANSSI”, explique Raphaël Beaufret. La DNS mobilise actuellement les acteurs pour que l’ensemble des établissements sanitaires de France puissent avoir conduit un exercice de crise cyber avant la fin 2023. “C’est essentiel que tous soient préparés, poursuit-il, et par ailleurs, il faut aussi renforcer la sécurité des logiciels, c’est pourquoi des exigences de cybersécurité ont été récemment mises à concertation (sur la plateforme participez.esante.gouv.fr, ndlr) pour la vague 2 du programme Ségur Numérique.