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Leem
Dispositif médical, Essais cliniques, Innovation, Recherche
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BioSerenity
Données de santé, Intelligence artificielle, Objets connectés, Télémédecine
Si celles que l’on nomme les “HR tech”, ces start-up proposant des solutions digitales aux services des ressources humaines, s’implantent encore difficilement à l’hôpital (lire mind Health n° 48), elles ont en revanche bel et bien intégré le secteur de l’industrie pharmaceutique et des dispositifs médicaux, laboratoires ou façonniers. Soit la perspective de toucher entre 100 et 130 000 salariés employés par 800 entreprises, selon les derniers chiffres du Leem (Les Entreprises du médicament), dans un secteur réputé recruter près de 10 000 personnes chaque année. Apparues au début des années 2010, ces HR tech seraient environ 500 à offrir aujourd’hui en France qui du mobile learning, qui des outils de sourcing ou de matching, qui du gaming…
Pour Akoya Consulting, qui dresse chaque année une cartographie des HR tech à l’occasion de son événement Akoya Start You Up et s’est historiquement implanté sur le secteur pharmaceutique (Sanofi, Servier, Pfizer, Roche, Novartis…), cette industrie “présente un tropisme RH pour le développement des talents alors que d’autres groupes du retail ou du luxe par exemple se concentreront sur l’expérience collaborateur, analyse Antoine Aubois, cofondateur et associé du cabinet de conseil en stratégie. Avoir des points de vente signifie être très sensible à l’expérience que peut vivre le consommateur, donc à la symétrie des attentions entre le client et le collaborateur. Le retail et le luxe accordent ainsi beaucoup d’importance aux applications sur la vie au travail, aux outils de onboarding… L’industrie pharmaceutique recherche plutôt des outils de détection et de développement des talents, bien au-delà de la mobilité interne”. Selon Antoine Aubois, ce secteur “a la chance de bénéficier d’un engagement très fort de ses collaborateurs : du visiteur médical au comptable, tous vous diront qu’ils travaillent à sauver des vies. Il n’a donc pas besoin de les enchanter et cela se ressent sur les outils et les politiques RH mis en place”.