Selon le ministère de la Santé, 272 500 personnes sont aujourd’hui en France atteintes de la maladie de Parkinson, et 25 000 nouveaux cas se déclarent chaque année. Aussi, ajoute le ministère, cette maladie ne touche pas que les personnes âgées, puisque presque un malade sur deux est diagnostiqué à 58 ans en moyenne et 17% des malades ont moins de 50 ans.
La maladie de Parkinson se caractérise par une dégénérescence progressive des neurones à dopamine au niveau cérébral, la dopamine étant un neurotransmetteur impliqué dans le contrôle de nombreuses fonctions comme les mouvements volontaires, la cognition, la motivation et les affects. “La phase préclinique de la maladie, avant l’apparition des premiers symptômes, dure probablement plusieurs années, précise l’Inserm. Pendant cette période, le cerveau compense la baisse de dopamine par des processus de plasticité, permettant un fonctionnement cérébral normal. Les patients restent asymptomatiques jusqu’à ce que 50 à 70% des neurones à dopamine soient détruits et que le cerveau ne soit plus en mesure de compenser”.

“L’un des grands enjeux, note Marie Fuzzati, directrice scientifique de l’association France Parkinson, est de pouvoir dépister la maladie beaucoup plus tôt et il y a aujourd’hui beaucoup de recherches faites sur les biomarqueurs.”
À la recherche d’un biomarqueur fiable et précoce
L’avenir d’un diagnostic ultra-précoce de la maladie de Parkinson se joue depuis quelques années à peine avec un lien établi entre cette pathologie et l’accumulation de la protéine alpha-synucléine, qui s’agglutine anormalement chez les patients atteints. Plusieurs pistes de recherche sont étudiées pour chercher des dépôts de cette protéine, notamment la biopsie et le test Syn-Tap.Mais “la difficulté avec la plupart des méthodes diagnostiques actuelles est qu’elles ne sont souvent pas spécifiques à une seule maladie neurodégénérative”, fait remarquer Marie Fuzzati.