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Lucine
Thérapies digitales
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Maryne Cotty-Eslous
PDG et fondatrice Lucine
L’Assemblée nationale a adopté le PLFSS 2022, le 26 octobre dernier, en première lecture. Que pensez-vous de l’article 33, qui aborde la question des thérapies digitales et de leur possible remboursement ?
Ma première réaction est très positive. Cela fait 11 mois que Lucine œuvre pour que le sujet des thérapies numériques puisse être connu au niveau des parlementaires, des instances ministérielles et des administrations. En juin, le CSIS (Conseil Stratégique des Industries de Santé, NDLR) avait déjà reconnu les thérapies numériques comme étant stratégiques pour l’avenir dans l’innovation en santé en France et en Europe. Ce sont deux victoires très importantes pour nous cette année.
Que va changer cette reconnaissance pour votre activité ?
Cela permet d’installer une connaissance et une reconnaissance dans le monde réglementaire, administratif et opérationnel des DTx. Cela permet aussi de montrer que la France est au niveau des autres.
La France est en retard sur le sujet ?
Sur la reconnaissance des DTx, clairement. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, sur les 300 grosses sociétés qui constituent ce secteur, plus de 80% sont aux Etats-Unis. Beaucoup de sociétés européennes sont parties là-bas parce qu’il y avait une reconnaissance réglementaire et une homogénéisation du marché. Cela a permis à ces DTx d’exister et d’exploser beaucoup plus rapidement. En Europe, certains pays comme l’Allemagne et le Royaume-Uni ont commencé à s’adapter il y a 18 mois. La France avait ce petit retard, donc nous sommes ravis de voir qu’elle cherche à le rattraper. Néanmoins, l’article 33 tel qu’il est rédigé aujourd’hui n’est pas suffisant.
Pourquoi ?
Cet article offre une reconnaissance aux thérapies numériques et aux sciences clinique et fondamentale, qui sont au cœur de ces solutions.