L’anatomopathologie est l’étude des anomalies des tissus biologiques et des cellules grâce à des prélèvements et des analyses de lames. Auparavant pratiquée sur des lames de verre ensuite étudiées au microscope, cette discipline est en cours de numérisation. Celle-ci permet un gain de temps, de précision, d’amélioration du diagnostic du cancer, donc une meilleure qualité de vie et davantage de chances de guérison pour les patients.
Avec seulement deux services d’anatomopathologie totalement numérisés (l’hôpital du Kremlin Bicêtre et le CHU de Rennes), la France accuse un réel retard en Europe.
Un parcours en plusieurs étapes
Le groupement hospitalier (GH) Paris Saclay est le pionnier en France de la numérisation de son service d’anatomopathologie. Dès 2007, la numérisation des lames a été utilisée pour l’enseignement. Visualiser des lames sur écran d’ordinateur est apparu plus pédagogique que sur microscope. “Parallèlement, nous avons utilisé la numérisation des lames pour notre travail scientifique”, explique Sophie Prévot, PUPH dans le service d’anatomopathologie de l’hôpital Bicêtre. “Cela nous a permis de faire du travail d’annotations, de mesure et de comptage des cellules, ce qui a grandement facilité notre travail scientifique.”
Dans le cadre de la restructuration du GH Paris Saclay, en 2013, un seul plateau technique a été conservé sur les trois hôpitaux (Hôpital Bicêtre, Paul-Brousse et Antoine-Béclère). Un nouveau fonctionnement utilisant la télépathologie extemporanée a donc été mis en place : un technicien de l’hôpital Paul Brousse est par exemple en lien avec un pathologiste de l’hôpital Bicêtre qui fait la lecture de la lame à distance.