Dans la nuit du 10 au 11 février 2024, l’hôpital d’Armentières (59) est victime d’une attaque par ransomware, obligeant rapidement le centre hospitalier à se couper du monde et à passer en mode dégradé. Une attaque en plusieurs étapes (voir image plus bas) qui, 102 jours plus tard, continue d’avoir des conséquences sur l’hôpital.
Une attaque, des impacts multiples
Comme pour le CH d’Arles en 2021, les impacts de cette cyberattaque sont multiples et concernent aussi bien les métiers du soin et de l’administration que de l’IT. Au niveau organisationnel, l’hôpital déclenche un Plan blanc dès les premières heures de la crise. Avec un enjeu : contenir l’attaque et maintenir les services de soin alors que l’investigation numérique pour retracer l’attaque n’est pas encore menée et que l’hôpital, isolé de l’extérieur par mesure de sécurité, doit fonctionner en mode dégradé. “Une particularité de la crise numérique est qu’il faut avancer à mesure de la prise de connaissance sur l’incident, alors que le diagnostic n’est pas encore posé”, note le RSSI.
Le service des urgences est fermé durant 24h. “C’est toujours difficile de fermer des urgences pour un établissement de santé, d’autant que ce week-end, il y avait un carnaval dans une ville à proximité. Néanmoins, c’était la bonne décision à prendre pour garder une prise en charge optimale des patients. Nous avions besoin de ce délai de 24h pour s’assurer que les briques du système d’information encore fonctionnelles étaient suffisantes pour garantir la prise en charge optimale des patients”, fait valoir Thomas Aubin.