Lauxera Capital Partners est une société de gestion française mais votre ambition est internationale. Comment définiriez-vous votre positionnement ?
Nous sommes basés à Paris, mais nous disposons également de bureaux à San Francisco. Notre approche transatlantique est stratégique, puisque les États-Unis restent le plus grand marché mondial de la santé. Deux de nos cofondateurs (Samuel Levy et Alex Slack, ndlr) sont Américains, nous savons comment faire grandir une scale-up outre-Atlantique. Aussi, nous nous définissons comme un fonds spécialisé dans la healthtech, nous n’avons donc pas de biotech en portefeuille.
Le terme de healthtech recouvre des réalités assez larges. Vous êtes-vous spécialisé dans un type de technologies ?
Par le terme de healthtech, j’entends la medtech, toutes les sociétés dans l’IA et la data, le software et l’ensemble des technologies qui vont permettre de fabriquer des médicaments, y compris les TechBio. Sans oublier l’ensemble des services pour l’industrie pharmaceutique, où l’on retrouve les technologies de mesure, d’instrumentation, de stérilisation. L’intérêt de notre secteur est de regrouper beaucoup de verticales à forte valeur ajoutée, qui ont l’avantage d’avoir un impact très fort sur les patients ou sur les systèmes de production et de soins.
Nous regardons de très près le secteur des chirurgies innovantes, il y a encore beaucoup de marges de progrès dans le monde de la transplantation des organes et de la chirurgie du cerveau. Nous nous intéressons également aux solutions permettant d’augmenter la productivité à l’hôpital, qui traverse une crise grave. Nous avons par exemple Lifen dans notre portefeuille. Toutes les techniques qui permettent de produire des médicaments biologiques nous intéressent également, de même que la santé des femmes, un secteur de santé qui a été sous-investi pendant des années.