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Tilak Healthcare
Dispositifs Médicaux, e-santé, Innovation, Thérapies digitales
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FHF
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Enguerrand Habran
Directeur adjoint du pôle accompagnement Agence de l’innovation en santé (AIS)
Les données, qui permettent aux structures de santé de gérer la prise en charge des patients, deviennent rarement des outils de pilotage de l’activité. Bien souvent, les établissements se heurtent en effet au caractère non-structuré des données de soins. À cet égard, le PMSI (Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information, qui trace le parcours d’un patient au sein d’un établissement de santé, ndlr) représente un vivier de données normalisées, chaînées et complètes. En modélisant toutes les traces de parcours (leur nature, leur durée, etc.) grâce à un algorithme de process mining, il devient possible de les comparer à un « parcours idéal ». « Ce modèle optimisé, contrairement à d’autres standards, colle à une réalité de terrain, explique Enguerrand Habran, directeur du Fonds FHF. Il reflète la négociation possible entre mon souhait et ce que je fais avec mes ressources et mon organisation actuelle ».
De multiples domaines d’application
« Le process mining est extrêmement intéressant pour le pilotage des organisations, résume Enguerrand Habran. Il permet de tracer et visualiser les différents parcours patients à l’hôpital, tous les flux de médicaments, les flux financiers, etc. Le fonctionnement de ces algorithmes est relativement simple : en entrée, nous prenons des traces de processus (nous avons travaillé sur les données PMSI mais nous pouvons utiliser d’autres données financières ou médico-administratives) qui correspondent à l’analyse d’un flux. Cette notion de « flux » est d’ailleurs très vaste et s’applique à tout enchaînement d’étapes. Le process mining peut donc également permettre d’analyser les différentes séquences d’une opération chirurgicale et d’établir ensuite des standards. Il devient par exemple possible de dire qu’une hépatectomie du segment IV se déroule en général de telle manière, avec telles ressources utiles, tel temps pour chaque séquence…pour permettre de mieux piloter l’organisation des blocs opératoires ».

« Dans une démarche inverse, il est également possible de définir dans un premier temps un flux idéal, puis de modéliser le flux actuel d’une activité, poursuit Enguerrand Habran.