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La liste des principaux comptes sur les réseaux sociaux des laboratoires pharmaceutiques
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La liste des applications mobiles des laboratoires pharmaceutiques
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La performance des applications mobiles des assureurs et mutuelles santé
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La liste des sociétés certifiées pour l’hébergement des données de santé
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Le déploiement de la téléconsultation chez cinq assureurs
LE CONTEXTE
Face au vieillissement de la population, à la raréfaction des professionnels de santé dans certains territoires et au besoin croissant de maîtriser les dépenses de santé, les initiatives numériques se multiplient pour améliorer l’expérience de soins du patient – depuis la prévention jusqu’au maintien à domicile, en passant par le diagnostic et le traitement -, décloisonner la ville et l’hôpital et améliorer la coordination entre professionnels de santé. Tous les acteurs de l’écosystème s’y mettent : hôpitaux comme complémentaires santé, mais aussi laboratoires pharmaceutiques et fabricants de dispositifs médicaux, éditeurs et organisations publiques (ARS, GCS, Grades, Caisse nationale de l’assurance maladie… jusqu’au ministère de la Santé lui-même). Sauf que ces initiatives, encore souvent expérimentales, constituent autant de marchés dispersés et peinant à se structurer : prise de rendez-vous en ligne, télémédecine (téléconsultation, télésurveillance, télé-expertise), applications mobiles, carnet de santé digital…
LES ENJEUX
Les acteurs du système de santé les plus matures ont compris le besoin d’une plateformisation des services : des assureurs proposent depuis 2015 des plateformes de prévention, en BtoB ou en BtoBtoC. Certains font même le choix de l’agrégation. Moins avancés, les laboratoires pharmaceutiques et les fabricants de dispositifs médicaux ont tout de même largement développé des applications mobiles, souvent adossées à un site internet, et ont revu leur stratégie digitale. Et les régions se dotent de plateformes de services numériques à l’usage soit des professionnels soit des patients, sur une initiative de leur Grades (groupement régional d’appui au développement de l’e-santé, lancé en 2017) ou d’un GCS (groupement de coopération sanitaire), outil justement pensé pour favoriser la coopération public/privé. Ces bouquets mêlent justement prestations privées et interfaçage avec les services nationaux.
Pour quels usages ? Si l’on prend le seul exemple de la téléconsultation, proposer ce service n’est plus une question pour les assureurs alors que son taux d’usage standard ne dépasse pas 1 %. Si les initiatives numériques se multiplient, elles peinent à s’installer auprès de son consommateur, le patient.
Cette évolution du parcours de soins soulève par ailleurs de nombreuses questions réglementaires. Le règlement général sur la protection des données (RGPD) est certes entré en application le 25 mai 2018 mais la mise en conformité de toutes les structures concernées est encore en cours, l’application de ces règles reste parfois aléatoire, par exemple en matière de recueil du consentement du patient, et les violations de données y compris en France sont d’actualité. La pharmacogivilance imposée à l’industrie a dû être également repensée à l’heure de la digitalisation de la communication. Enfin, depuis 2018, les tiers chargés de stocker les données de santé doivent obtenir une certification – et non plus un agrément -, délivrée au terme d’un audit par des organismes spécialisés.