Entre les mois de juillet et octobre 2020, une série de décisions remettait en cause l’hébergement du Health Data Hub chez Microsoft. À ce stade, le Conseil d’État a enjoint la plateforme à trouver une solution “pérenne” pour éviter tout risque de transfert de données aux États-Unis et, d’ici là, “à prendre des précautions particulières”. En attendant, mind Health a pu consulter l’analyse comparative des solutions d’hébergement terminée en février 2019, qui a mené au choix de Microsoft avec qui le Health Data Hub a signé en avril 2020, mais aussi la première étude de réversibilité conduite en novembre 2019 par le Health Data Hub, ainsi qu’une actualisation de cette étude réalisée en juin 2020 en collaboration avec la direction interministérielle du numérique (Dinum). La notion de réversibilité recouvre la possibilité de récupérer les données et leur exploitation pour l’internaliser ou la confier à un autre prestataire. Pour mémoire, la convention constitutive du Health data hub a été signée le 6 novembre 2019.
Les documents indiquent que Microsoft Azure avait été comparée aux solutions d’hébergements de dix autres prestataires – OVH, Santéos, AWS (Amazon Web Services), GCP (Google Cloud Platform), Docaposte, Padawan, Teralab, CASD, OBS (Orange Business Cloud) et Outscale (filiale de Dassault Systèmes) – selon trois critères : la sécurité, la fonctionnalité et la performance, puis les coûts et délais.