Emmanuel Bacry a d’emblée distingué deux notions différentes d’interopérabilité. Premièrement la standardisation, qui permet notamment que les pathologies soient codées selon un même processus rigoureux consistant à s’assurer que les objets du même type ont tous les mêmes caractéristiques de base et le même codage. Deuxièmement, l’interopérabilité : la capacité des programmes ou infrastructures à communiquer entre eux. “C’est au cœur de l’écosystème et touche tous les secteurs, dès lors que des données sont mises en jeu”, a introduit le directeur scientifique.
L’interopérabilité peut se décliner en quatre niveaux :
- juridique : définit le cadre auquel les acteurs doivent se conformer, la gouvernance doit être homogène;
- sémantique : les mêmes codes doivent avoir les mêmes sens, cette interopérabilité correspond au vocabulaire et langage utilisé afin de garantir la compréhension par tous;
- syntaxique (soit la grammaire, le format des informations échangées) : l’organisation des données et leurs bases (format des tables) doivent être structurées de la même façon afin qu’un même programme puisse opérer sur des bases de données différentes;
- technique ou interopérabilité d’infrastructure, de système d’information d’un pays : cela comprend tous les éléments techniques permettant de véhiculer des informations entre systèmes (interface, sécurité du protocole de transfert, etc.).