L’Université de Rennes 1, le CHU de Rennes et la société Enovacom s’apprêtent à dévoiler ce mercredi la signature d’un accord pluriannuel de 5 ans pour le développement d’eHOP. En quoi consiste ce partenariat ?
Le partenariat avec Enovacom et Orange existe depuis plus de 10 ans. Cette initiative public-privé, soutenue et financée par l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR), a vu la création du laboratoire commun LITIS, dont l’objectif est de faire de la R&D autour de technologies d’entrepôt de données de santé (EDS). Ce partenariat se renforce aujourd’hui avec la signature d’un nouvel accord pour amplifier et pérenniser la recherche et le développement du LITIS autour de la cybersécurité, de l’intégration de sources de données massives telles que l’imagerie et de l’interopérabilité des EDS. L’objectif commun est d’accélérer l’industrialisation et l’innovation de l’entrepôt de santé eHOP pour répondre aux besoins croissants des établissements en matière de stockage, d’accès et d’exploitation de données de santé.
Quel est le rôle de chacun dans ce partenariat ?
Le labcom se charge de la Recherche & Développement (R&D). Enovacom diffuse et installe la technologie eHOP dans les établissements qui en font la demande, via un accord exclusif d’exploitation de la solution signé avec la SATT Ouest Valorisation. C’est un consortium, qui nous engage collectivement (Enovacom, l’université de Rennes 1 et le CHU de Rennes) dans le développement sur plusieurs années de la technologie eHOP et la mise en commun de ressources humaines pour consolider ce laboratoire. Nous avons atteint un cap de maturité qui fait que cette solution est industrielle. Et le fait qu’elle soit adossée à une unité de recherche, un CHU et l’Université de Rennes 1, permet de poursuivre les efforts d’innovation et de recherche autour de cette technologie. C’est tout l’enjeu du laboratoire commun.
Quelle est la feuille de route du projet eHOP ?
Elle s’articule autour de trois enjeux :
- La sécurité des données. Cela impacte la R&D car la barre est haute, nous devons donc mettre des moyens technologiques. En lien avec l’équipe cybersécurité du LATIM à Brest, nous travaillons sur des algorithmes de dés-identification basés sur l’IA, le tatouage de ces données et l’apprentissage fédéré pour consolider la sécurité de ces données.