Quel était le postulat de départ de la création de l’Institut ?
L’Institut est né de la vision partagée du CHU de Reims et de l’Université de Reims Champagne-Ardenne que l’intelligence artificielle (IA) a un réel potentiel pour transformer la pratique clinique des professionnels de santé ainsi que le système de santé. À l’époque, en décembre 2019, nous avons fait le constat que l’IA était un sujet entouré de beaucoup de fantasmes, aussi bien négatifs que positifs. Cependant, si un professionnel de santé souhaitait se saisir du sujet, il n’existait pas de guichet ou de structure dédiés. Nous avons donc construit un écosystème leur permettant de nous solliciter. L’ambition est que l’ensemble des professionnels de santé comprennent cette technologie et qu’elle puisse être introduite dans la pratique clinique quotidienne au bénéfice des patients. Nous faisons de l’acculturation, de la formation. Nous permettons aux professionnels de faire maturer leurs idées de projets d’IA en santé, nous les accompagnons pour les développer, réaliser des prototypes et valoriser ces derniers par différentes méthodologies.
Les entreprises sont également actrices du développement de l’IA en santé. Nous leur proposons donc une offre de service leur permettant de valider leurs solutions en expérimentant dans des conditions de vie réelle, en connexion avec les utilisateurs finaux, professionnels de santé et patients. PETILLANTeS, notre incubateur de l’IA en santé, opère cette stratégie d’accompagnement avec PEPS, notre tiers-lieu d’expérimentation.
Si l’IA est le mot clé, les données de santé sont le cœur du réacteur de notre Institut. Notre expertise repose sur la structuration et le traitement des données de santé. Une de nos actions principales est de renforcer l’accessibilité aux données de santé et leur qualité afin ensuite de nourrir une IA fiable.
L’Institut a été lancé en décembre 2019, comment a-t-il évolué ?
Nous avons mis presque deux ans pour construire notre écosystème technique, notamment notre entrepôt de données de santé, et obtenir des financements. Un quart du financement de l’Institut est constitué de fonds propres, le reste provient des contrats obtenus.