En France, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) entraînent plus de 30 000 décès et 120 000 hospitalisations par an. Les AVC constituent la première cause de décès chez la femme et la deuxième chez l’homme, comme le rappelait la Haute Autorité de santé (HAS) en octobre 2025. L’AVC est lié à l’obstruction d’une artère cérébrale (AVC ischémique, 80 à 85 % des cas) ou à la rupture d’un vaisseau sanguin cérébral (AVC hémorragique). Ses séquelles peuvent être multiples, affectant notamment les fonctions motrices, l’expression verbale et la compréhension. Selon le Fonds pour la recherche sur les AVC, en lien avec l’évolution démographique, l’augmentation progressive pourrait atteindre 35 % de cas en plus annuellement en 2035.
Soulignant que la qualité de la prise en charge constitue donc un enjeu majeur de santé publique, la HAS a publié un guide décrivant les bonnes pratiques en matière de soins, d’accompagnement et de suivi des adultes victimes d’AVC. Ce guide est également l’occasion pour la Haute Autorité de santé de s’intéresser à la place des outils numériques dans le parcours de prise en charge de l’AVC. La rééducation est la seconde phase où les solutions numériques sont les plus présentes.
Un essor des solutions numériques de rééducation
Dessintey fait figure de pionnière sur le marché de la rééducation motrice post-AVC. Avec ses dispositifs IVS 3 et IVS4, la société grenobloise, créée en 2017, a numérisé la thérapie miroir.