Comment est né Kurma Partners ?
En 2009, j’ai quitté la société de gestion Idinvest, au moment où elle a pris son indépendance vis-à-vis du groupe Allianz, pour lancer, avec mon associé Thierry Laugel, Kurma Partners. Nous avions l’idée de créer une plateforme d’investissement dans la santé, en se positionnant sur la partie early stage, avec une culture très entrepreneuriale.
Quel était alors votre positionnement ?
Le premier fonds de Kurma était doté de 50 M€ et s’intéressait à la fois aux solutions thérapeutiques, aux medtech et au diagnostic. Nous nous sommes rendu compte que si nous voulions avoir une stratégie de création d’entreprise et apporter aux entrepreneurs une véritable expertise, il nous fallait créer une franchise entièrement dédiée au médicament et une autre dédiée à la healthtech. C’est ainsi que sont nées, entre 2012 et 2015, Kurma Biofund et Kurma Diagnostics (KDx).

Historiquement, Kurma a longtemps été un fonds étiqueté “early stage”, mais a récemment revu sa stratégie d’investissement…
Après avoir soutenu une soixantaine d’entreprises, nous avons voulu associer à nos deux franchises early stage une stratégie late stage/growth. C’est ainsi qu’est né en 2022 le fonds Kurma Growth opportunities. L’objectif est de continuer à aider les entrepreneurs que l’on accompagne, avec des tours de financement plus gros. Ce fonds est géré par une équipe dédiée, qui investit pour moitié dans des entreprises issues de nos fonds Biofund et KDx. Amolyt Pharma a par exemple été financée par Kurma Biofund III, en janvier 2023, lors d’un tour de 130 M€. Le fonds Growth a pu accompagner Amolyt dans son développement et la société a été vendue cette année à AstraZeneca pour 1Md $. Le fonds Growth représente aujourd’hui une petite dizaine d’entreprises.
Kurma a aussi la spécificité de créer des sociétés…
En effet, parmi la soixantaine d’entreprises financées par Kurma, une vingtaine ont été créées par nous. Notre approche entrepreneuriale fait notre spécificité.