Qu’entend-on par « données de vie réelle » ?
Stéphane Messika : Ce sont les données de suivi des patients longitudinales, c’est-à-dire tout le long de leur parcours de soin, que ce soit en ville ou à l’hôpital. Elles permettent de voir les pathologies, les traitements et leur efficacité. En France, ce sont souvent les données qui se retrouvent dans les bases de la sécurité sociale et des hôpitaux.
Au-delà des données de vie courante collectées par les objets personnels connectés?
S. M. : « Real-world evidence » signifie qu’une fois que les médicaments et traitements ont été mis sur le marché, on observe leur efficacité en vie réelle et non en test [clinique, ndlr] donc on peut suivre les errances diagnostiques, les sujets d’observance de maladies chroniques… Tous les sujets qui se suivent dans la longueur.
Comment est née cette initiative ?
S. M. : Nous travaillons beaucoup avec les industriels de santé et le Health Data Hub. Nous nous sommes rendus compte que l’on pouvait faire beaucoup plus de choses entre les industriels et le HDH, qui sont tous deux très demandeurs.