En France, l’AVC est la première cause de mortalité chez les femmes et la troisième chez les hommes, selon l’Institut national de veille sanitaire (INVS). En 2016, 120 000 patients ont été pris en charge pour un AVC, recense l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (Atih). Dans la prise en charge d’une personne victime d’un AVC, le délai d’accès au traitement est crucial. Il nécessite le diagnostic d’un médecin neurologue. Ainsi, il y a une très forte inégalité selon la distance à laquelle le patient victime d’un AVC se trouve d’un centre hospitalier comprenant une Unité neuro-vasculaire (UNV). Des services au nombre de 116 en 2012, d’après les chiffres du ministère des Solidarités et de la Santé.
En Lorraine, les UNV sont au nombre de trois pour environ 6 000 victimes d’AVC par an. C’est ce qu’observait le Dr Sébastien Richard, neurologue, qui partageait, en 2009, son exercice entre le Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy pourvu d’une UNV et le centre hospitalier (CH) de Bar-le-Duc dans la Meuse, distant de 85 km. “J’étais le seul neurologue sur place à Bar-le-Duc à raison seulement de deux jours par semaine, raconte-t-il. C’est pourquoi, nous avons eu l’idée, avec une généraliste du CH, d’expérimenter une prise en charge comportant une expertise à distance des patients quand je n’étais pas sur place“.