Le groupe VIDAL a entamé une transformation de son modèle, passant d’une “bible” physique de l’information médicamenteuse à une base de données en ligne intégrant notamment des algorithmes d’intelligence artificielle. Quelles ont été les grandes étapes de cette transformation ?
Depuis le début du XXe siècle, la mission de l’entreprise est d’assister les professionnels dans le bon usage des produits de santé. Le “livre rouge” a été créé en 1914 et visait à construire un dictionnaire d’information médicamenteuse. Ce modèle a continué jusque dans les années 1995 et s’est progressivement étoffé, à mesure que la pharmacopée grandissait elle-même et que les produits devenaient plus complexes. Nous avons progressivement intégré le numérique : le premier CD-Rom fait à partir de la base VIDAL date de 1995. Cela coïncide avec l’arrivée d’internet et de la première base de données en ligne de VIDAL. Notre mission n’a jamais changé, c’est notre façon de le faire qui a évolué.
Quel est le positionnement de VIDAL ?
Les professionnels sont confrontés à une difficulté : la connaissance médicale sur les produits et les stratégies thérapeutiques ne fait qu’augmenter. Deux-tiers des produits actuellement disponibles sur le marché français présentent des interactions avec d’autres produits. Il existe ainsi, dans pratiquement toutes les prescriptions, un risque de devoir gérer un problème d’interaction. Autre exemple : les produits les plus complexes, notamment en cancérologie, ont parfois plus de dix modifications de données sur leur sécurité par an, notamment au moment de leur mise sur le marché..