Il y a déjà un peu plus d’un an, les acteurs de l’industrie publicitaire soulignaient la difficulté de réellement envisager Privacy Sandbox comme alternative à l’après-cookies tiers. En cause à l’époque, des discussions longues et hésitantes au sein du groupe de travail du W3C, un but pas toujours bien défini, et une difficulté pour les participants à faire entendre leur voix et à mettre à disposition des ressources pour proposer des alternatives et des améliorations. Depuis, le contour des solutions proposées se précise.
En février 2021, en annonçant qu’il ne supporterait plus l’ensemble des identifiants publicitaires, Google a franchi un cap supplémentaire, et entendait faire de Privacy Sandbox l’unique alternative aux cookies tiers disponible dans ses outils.
Un moment lors duquel le groupe a affiché sa volonté d’une implication plus grande des équipes publicitaires dans le projet. “Nous agissons en tant que consultant auprès de Chrome sur le sujet, car c’est un moment très important. Ils doivent apprendre très rapidement et nous leur fournissons la meilleure compréhension possible de l’industrie publicitaire”, expliquait Jerry Dischler, vice-president et general manager Ads de Google, à mind Media en mars dernier. Pour rappel, ce sont les équipes Google Ads qui sont à l’origine de Dovekey, la solution d’alternative au retargeting proposée au sein du groupe de travail du W3C (ensuite remplacée par Fledge).
Dans l’attente de la nouvelle version de FLoC
Le groupe a donc confirmé vouloir s’appuyer sur FLoC,, sa proposition de ciblage de cohortes qui agrègent et anonymisent des données sur les centres d’intérêt des utilisateurs. Niveau performance, Google a présenté plusieurs études qui mettaient en avant un niveau de précision au moins équivalent à celui obtenu avec des cookies tiers.