Début juillet, la mise en ligne d’une offre d’emploi par Apple pour diriger la conception et la supervision d’une plateforme d’achat publicitaire a confirmé la volonté du groupe d’accélérer sa stratégie dans le domaine.
L’activité publicitaire du groupe se concentre aujourd’hui sur les formats de Search Ads, qui reposent essentiellement sur de l’acquisition de mots clés pour promouvoir les applications dans son App store. L’offre est rapidement devenue, depuis son déploiement en France en 2018, un canal d’acquisition central pour les éditeurs d’applications.
Et comme le craignait l’interprofession publicitaire au moment de sa plainte contre le groupe auprès de l’Autorité de la concurrence française, son dispositif anti-tracking limitant l’accès à l’identifiant publicitaire IDFA App Tracking Transparency (ATT), a en partie renforcé ce positionnement.
Un report progressif des investissements sur Search Ads
Globalement, la première réaction des annonceurs après la mise en place d’ATT en avril 2021 avait été de reporter leurs investissements tous canaux applicatifs confondus d’iOS à Android. Le Wall Street Journal rapportait aux Etats-Unis, sur le mois de juin 2021 et tous leviers confondus, une diminution d’un tiers des investissements sur les applications Apple pour une augmentation de 10 % des dépenses sur Android.
Cette tendance s’est confirmée sur le marché français. “Nous étions sur une distribution des budgets à parts égales auparavant, avant de glisser à une répartition 80/20 au profit d’Android, puis l’écart s’est ensuite réduit, notamment avec la hausse des budgets sur Apple Search Ads”, explique Ludovic Querville, chief operating officer de MobSuccess, société spécialisée dans la promotion d’applications et le marketing multi-local.