Cela fait 20 ans que vous dirigez des régies publicitaires. Comment avez-vous découvert ce secteur et quelle et l’expérience qui vous a le plus marquée ?
J’ai réalisé des études à Science Po, puis une maîtrise de droit public. Je suis entrée dans l’univers de la publicité et des médias totalement par hasard : en 1983, L’Expansion recherchait un chef de publicité alors que j’étais assistante parlementaire de François d’Aubert. Je ne connaissais rien à cet univers, mais c’était LE grand magazine du moment. J’ai été engagée et j’ai appris très vite, puis j’ai grimpé les échelons progressivement et élargi mes responsabilités. J’ai ensuite rejoint Prisma, puis RégieObs, et enfin les activités publicitaires du Groupe Lagardère, où je suis depuis quinze ans. Au sein de mon parcours, la radio – et notamment Europe 1 – a été l’expérience la plus enrichissante : c’est le média de l’instantané, du direct… L’élargissement de mon périmètre à l’univers des magazines féminins haut de gamme, en début d’année, est également très excitant.
Que représente Lagardère Publicité aujourd’hui ?
Lagardère Publicité rassemblait 461 personnes au 31 décembre 2013. C’est la cinquième régie internet en France avec plus de 22 millions de VU mensuels selon Médiamétrie//NetRatings (avril). En revenus, la régie est la troisième du marché, derrière TF1 Publicité et M6 Publicité, avec 1,825 milliard d’euros de chiffre d’affaires brut en 2013, selon Kantar.