Vous avez été élu président de l’Association de l’économie numérique (Acsel) en avril. Pourquoi cet engagement ?
Mon ambition est de faire de l’Acsel une association qui réunit les professionnels pour réfléchir aux grands thèmes du numérique. Il y a un aspect de networking et de participation au débat public qui est important pour l’association, mais il faut également devenir un cercle de réflexion et débattre ensemble de sujets d’actualité, comme la souveraineté numérique, le bitcoin, le traité transatlantique, les libertés sur internet, l’apprentissage du code à l’école ou dans des structures parallèles, etc. Ce sont d’ailleurs des sujets de business potentiel pour demain.
D’où vient votre intérêt pour le numérique ?
Étudiant, je ne pensais pas devenir entrepreneur un jour. C’était loin d’être mon ambition et c’est le hasard qui m’y a conduit. Mais l’entrepreneuriat est une expérience de vie très forte, c’est une vraie révélation de soi et cela offre un très grand sentiment de liberté. Pour moi, le déclic a été mon échec deux années de suite au concours de l’ENA au milieu des années 90, alors que je venais de terminer Sup de Co Paris (ESCP Europe) et Science Po Paris. L’ENA ne me correspondait pas. Le 31 janvier 1996, je me suis donc associé à un copain étudiant de Science Po, Bruno Laforestrie – qui vient d’être nommé Bruno directeur de la radio Le Mouv’ – et nous avons déposé les statuts d’une société, Hi-Media, avec un objet social très vague : conseil en communication, communication et production audiovisuelles.