Edouard Dinichert
Depuis 2022 – Chief revenue officer de TripleLift
2012 – 2022 – Country head France de la partie médias jusqu’à director, global ad tech sales & services d’Amazon Ads
2005 – 2012 – Media sales manager puis directeur de la régie publicitaire 24/7 Media (groupe WPP)
Quel est aujourd’hui le positionnement global de TripleLift ?
Nous nous sommes longtemps présentés comme une “native SSP”, mais nous nous redéfinissons aujourd’hui comme une “creative SSP” : nous ne sommes pas uniquement une SSP de volume et de tuyaux. Année après année, nous avons proposé des templates dynamiques pour aller au-delà de l’iframe et des standards IAB. Il s’agit là de développer des créations pour les annonceurs, à partir d’un flux de composants (texte, logo, disponibilité du produit, etc.). Avec ce positionnement, nous voulons prendre le contre-pied du marché en proposant de la qualité et en créant de la valeur.
Après l’intégration d’1plusX, vous aviez annoncé le lancement d’une nouvelle fonctionnalité, TripleLift Audiences, pour préparer l’après-cookie tiers. Pouvez-vous expliquer son fonctionnement et comment elle est intégrée par les éditeurs ?
Le programmatique repose aujourd’hui uniquement sur les cookies tiers, puisque leur volume va se réduire fortement, il n’y aura plus de données directement liées à l’utilisateur, les solutions d’identifiants uniques ne pouvant pas représenter une solution à grande échelle. La plus grande source de données volumétriques sont les milliards de pages des éditeurs pour qui nous travaillons, qui représentent près de 90 % de l’open web. On ne parle plus de “user match” mais de “page match”, à savoir déterminer pour chaque page quelle typologie d’utilisateur est la plus susceptible de la consulter, grâce à du machine learning, à l’utilisation de panels et à l’IA pour créer de nouveaux segments pertinents.